Les objets sont des cons

Vraiment je ne crois pas en Dieu sauf en celui des objets. Et c’est un con.

Personnellement je pense que les objets se sont vengés de leur statut d’inerte en créant un Dieu malfaisant qui passe son temps à nous pourrir la vie. Prenons un exemple. Dimanche soir, à minuit, après un déménagement épuisant, je refixais à la fenêtre le système de fermeture. C’est tout bête il suffit de revisser cinq six attaches. La seule difficulté est qu’il faut tenir l’attache pendant que l’on met la première visse évidemment, sinon la gravité se rappelle à notre bon souvenir assez rapidement.

Donc, pendant que je tenais la fixation de la main gauche ainsi que la vis entre le pouce et l’index gauche j’ai saisi la visseuse de la main droite. J’ai inséré le bout de la visseuse dans la croix de la vis et j’ai déposé la vis dans le trou qui lui était destinée tout en la lâchant de ma main gauche. Là c’est le moment critique où la vis ne tient plus que par la pression de la visseuse, la situation peut basculer à tout moment.

Je redresse la visseuse pour visser droit, une goutte de sueur perlant sur mon front. La vis manque tomber et s’incline vers le bas, je baisse donc la visseuse pour la remonter. Elle remonte mais un peu trop, l’angle n’est toujours pas bon. Ma main droite commence à suer dangereusement, la visseuse y glisse quelque peu. Je relève donc la visseuse, la vis se baisse, glisse, m’échappe, sort du trou, j’appuie frénétiquement avec la visseuse dans une tentative désespérée. La vis est maintenant bloquée à la verticale entre la visseuse et la saloperie d’attache que j’essaye de revisser justement. Je prend deux ou trois inspirations pour me calmer.

Je tend donc l’annulaire et le majeur gauches pour récupérer la vis pendant que je maintiens l’attache avec les trois autres doigts. Si je réussis cette manœuvre je peux encore éviter la chute et la catastrophe nucléaire qui me guette (je vous jure Hollywood pourrait faire un film avec ça). Mon annulaire atteint la vis, j’arrive à la saisir et là c’est la catastrophe. En voulant attraper la vis, elle a roulé sur le côté, j’ai trop tendu mes doigts et j’ai décollé les autres de l’attache d’un millimètre, celle-ci se met à glisser. Je récupère la vis, tente de rattraper l’attache mais ne fait que dévier sa trajectoire. L’attache me tombe sur le pied, dans la douleur je lâche la vis, me redresse, la barre qui était jusqu’à présent coincée sous l’attache et mon genou s’effondre sur le plan de travail dans un bruit d’Armageddon, je vous l’avais dit c’est la fin du monde.

Résultat : j’ai mal au pied, j’ai perdu la vis, j’ai réveillé mes voisins et je dois tout recommencer (réglage de la barre, plaquage de la tige, attrapage de vis et peut être, si dieu le veut, vissage de cette saloperie d’attache de mes couilles).

Donc oui Dieu existe, mais c’est un con et il n’écoute que les objets.

PS : il y a des dizaines d’autres exemples si vous n’êtes pas convaincus :
– Le fait de tomber sur une épine quand vous prenez une rose alors que vous avez bien regardé avant
– Le fait de ne perdre ses clés QUE quand on est pressé
– Le fait de se prendre les pieds de chaise et de lit UNIQUEMENT quand on n’a pas de chaussures
– Le fait d’oublier son téléphone ou d’être en panne de batterie le jour des rendez-vous importants
– Le fait qu’en soldes le truc qui vous plait est toujours disponible dans les tailles au dessus et en dessous de la votre mais pas dans la votre
– Le fait que vous oubliez le linge dehors le jour où il y a de l’orage
– etc…

PPS : Quant à ceux qui diraient que ce n’est que le hasard, que leur bouteille de jus d’orange en verre leur échappe des mains demain matin juste avant d’aller bosser, na !

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Arc-en-ciel et panneau mobile pour tamiser la lumière

Martha releva les yeux du dossier et réexamina encore une fois l’OVNI qui avait atterri dans son bureau. Elle voyait des cas tous les jours que Dieu faisait, mais là ça passait les bornes. Déjà, rien que le fait que l’on puisse, sciemment, et en s’étant dit que c’était une bonne idée, mettre une jupe vert pistache avec un chemisier à dentelle violette, ça la dépassait. Quand on y ajoutait les chaussures rouges vernies, le vernis à ongle rosa fushia et le petit châle vert anis (bon au moins c’était vert comme la jupe), on avait l’impression d’obtenir un arc-en-ciel qui aurait trop traîné dans les années 80.

« – Donc. Vous voulez embaucher une de nos techniciennes de surface ?
– Oui une femme de ménage quoi.
– Oui. Vous voulez combien d’heures par semaine ?
– Je ne sais pas, mais il faut que ce soit impeccable. J’avais une femme de ménage avant : une perle ! Tout était parfait, le repassage je n’ai jamais vu des cols de chemises aussi bien faits. Elle faisait la poussière comme personne, elle déplaçait tous les bibelots ! Et rapide en plus. Enfin ça c’était avant, elle est parti en retraite, mais maintenant : impossible de trouver du personnel aussi compétent. Il faut dire, les gens ne respectent plus rien, même pas leur travail. Puis, comme ce sont souvent des immigrés ça n’arrange pas les choses si vous voulez mon avis. D’ailleurs l’autre jour… »

Martha n’écoutait plus, de toutes façons elle connaissait le discours. Au moins là-dessus l’OVNI était rassurant : il était comme les autres clients de ce genre. En attendant qu’il termine son monologue, elle commença à remplir son dossier. Il faudrait trouver une femme de ménage dynamique, résistante et pas trop susceptible. Finalement ne pas être susceptible était la première qualité pour faire ce boulot, plus que la rigueur ou la discrétion. C’était assez étrange quand on y pensait : les gens en employait d’autres pas pour faire le boulot à leur place, mais pour avoir quelqu’un sur qui crier. Peut être une ancienne frustration propre notre à époque et à notre société. Consciente qu’elle s’éloignait du sujet, elle revint au dossier et décida d’interrompre sa cliente :

« – Bon alors, je vous propose, étant donné la surface de votre appartement, les prestations demandées et le soin avec lequel ça doit être fait, un forfait de 5 heures par semaine que l’on peut répartir comme vous voulez. Je vous conseille deux jours dans la semaine : le mardi et le vendredi par exemple.
– Oui mais alors si j’ai une réception le samedi, mon appartement restera sale jusqu’au mardi, ce n’est pas pos…
– Dans ce cas vous pouvez demander une prestation particulière ou changer un des jours de ménage.
– D’accord. Ça me va alors, si vous pouvez m’assurer que vous avez confiance en votre personnel et son efficacité.
– Parfaitement confiance. Je vous rappelle que l’employée n’est là que pour effectuer les prestations pour lesquelles elle est payée c’est à dire : ménage et repassage. En aucun cas elle ne fait les courses, la cuisine ou ne va chercher les enfants à l’école.
– Pourquoi donc ? J’aurai peut être besoin d’elle pour faire les courses, je ne vois pas ce que ça change qu’elle fasse ça ou du ménage ! Au contraire ça la changera.
– Ce n’est pas son métier madame, c’est comme ça. Et avant que vous ne me menaciez : ce sera la même chose dans toutes les agences.
– Eh beh, c’est bien ce que je disais y a plus de personnel ! »

Martha soupira. Les gens ne voulaient jamais comprendre que faire le ménage c’était autant un métier que mannequin et que comme on ne demande pas au mannequin de défiler à la fête d’anniversaire des enfants du styliste, on ne demande pas à la femme de ménage d’aller chercher les enfants à l’école. Elle fit signer le contrat dans un silence glacial et regarda l’arc-en-ciel des années 80 chatoyer en passant la porte.

Trois jours plus tard, elle reçu une plainte car la femme de ménage avait oublié de faire la poussière dans le dressing.

Deux jours encore après, l’OVNI lui signala qu’il restait trois tâches sur son store.

La fois suivante, la femme de ménage avait osé laissé les assiettes à égoutter au lieu de les essuyer et les tâches étaient toujours là.

La fois encore d’après l’OVNI avait positionné des scotch pour signaler les tâches et se plaignait qu’elle n’avait jamais vu une chemise aussi mal repassée : on ne voyait pas bien le pli central de la manche gauche.

Aussi, lorsque Martha arriva au bureau mardi matin pour son dernier jour de travail avant sa retraite, elle attendit un coup de fil particulier toute la matinée. Mais déception, elle ne reçu que trois appels ce matin là : deux pour lui souhaiter une bonne retraite, et un d’une cliente qui voulait changer son forfait. Le déjeuner fut morne, elle était un peu triste, même si c’était stupide et puéril, elle s’en rendait bien compte. Aussi bondit-elle presque de joie lorsqu’elle reconnu le numéro de l’OVNI sur son téléphone à 16h37, 23 minutes avant la fin de la journée. Elle inspira profondément, laissa passer deux sonneries puis décrocha.

« – Viténet bonjouuuuur ?
– Oui bonjour c’est encore madame de la Rotule, j’espère que c’est la dernière fois que j’appelle, sinon je serai obligée de changer de société ! Je suis très mécontente
– Madame je vous assure que nous mettons tout en œuvre pour vous satisfaire : la satisfaction de nos clients est notre première préoccupation.
– Oui et bien on ne dirait pas. Bon je passerai sur le verre que votre employée m’a cassé, puisqu’elle me l’a remboursé même si je trouve ça scandaleux. Mais surtout : les trois tâches sur mon store sont encore là malgré les scotchs, c’est à croire que cette pauvre fille est aveugle.
– Oui je comprends mais il y a une solution très simple à votre problème madame.
– Heureuse de vous l’entendre dire, et quelle est-elle je vous prie ? Vous allez m’envoyer quelqu’un d’autre de plus compétent ou lui payer des lunettes ?
– Non. Vous allez prendre une éponge, ET VOUS BOUGEZ VOTRE CUL, CONNA-SSEUH ! »

Et Martha raccrocha. Une fois dans une carrière, ça ne pouvait pas faire de mal…

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L’Homme de Jérusalem

Voici venir le premier VRAI article de ce blog… J’écrirai plusieurs types d’articles : des râleries à moi (parce que je râle tout le temps et que ça va mieux en le disant comme dirait un certain journal), des histoires que j’invente et des critiques de livres qui me plaisent (ou pas, mais dans ce cas ça ira sûrement dans râleries). Ainsi que bien sûr, des brèves pour vous tenir au courant de ma vie trépidante. Commençons donc par une critique !

Sur un fond de soleil levant, les oiseaux chantent la renaissance du printemps tandis qu’une jeune fille est accoudée sur un banc. Dans une belle robe blanche, elle lit tranquillement un ouvrage alors que la légère brise fait voleter ses doux cheveux blonds. Oui je sais, n’en jetez plus la coupe est pleine, enchainons donc, aujourd’hui je vais vous parler de sang et de rédemption (et non de jeune fille en fleurs, coquinous que vous êtes !), je vais vous parler de :

Ca rigole pas les copains, y a un crâne sur la couverture !

L’Homme de Jérusalem (oui dans la seconde édition ils l’ont renommé Le Loup dans l’Ombre, ne me demandez pas pourquoi), de David Gemmel, paru chez Bragelonne (et ça va saigner, nom d’une pipe en bois !)

  1. Kézaco :

Pour commencer une présentation du bouquin que vous ne soyez pas paumés, ensuite j’essaye de vous convaincre de le lire. Tout d’abord ce livre appartient à la catégorie de la fantasy, il a été écrit par un anglais (qui sont quand même plus forts dans ce domaine que nous) qui s’appelle David Gemmel et qui est malheureusement décédé des suites d’une opération cardiaque en 2007. Je ne lis pas que de la fantasy, loin de là maintenant, mais il fait partie de mon top ten d’auteurs. Il a écrit un grand cycle qui est le cycle Drenaï et plusieurs livre en marge.

Celui-ci est le premier d’une trilogie qui parle du monde post-apocalyptique. S’il ne l’avait pas écrit avant cette bouse qu’est le film 2012 (je ne l’ai pas vu mais je me permets quand même, na !), on aurait pu y voir une lointaine inspiration. Bref, le monde a pivoté sur son axe, les océans ont pris la place des terres et vice-versa. Il ne reste qu’une petite partie de la population et qu’une petite partie de nos inventions. Il reste encore des fusils à silex, des revolvers et des charriots mais plus de voitures ni d’avions. C’est assez amusant on dirait que l’histoire a été maltraitée, qu’on lui a volé certaines périodes et laissées d’autres intactes. Évidemment il n’y a plus d’état seulement des villes, des villages et quelques communautés ainsi que beaucoup de brigands.

Finalement on a un peu l’impression d’un moyen âge « évolué ». Le héros de cette histoire (car il en faut un) c’est Jon Shannow, l’homme de Jérusalem (aaaaaaaaaaahhhhh c’est de là que viens le titre), un solitaire avec des revolvers qui cherche la cité perdue : Jérusalem. C’est un croyant, il a avec lui une bible et son seul but, comme s’il en était investi par dieu, c’est de trouver cette ville devenue mythique (ben oui y a plus de carte et puis c’est un peu le bordel avec les mers qui ont changé de place). Je m’arrête là pour le plantage de décor, maintenant je vais vous dire pourquoi c’est un bon livre.

2. Cekimaplu :

Alors tout d’abord il faut reconnaître à Gemmel que niveau ambiance c’est un peu bien foutu quand même. On s’y croirait sur cette terre désolée, on a l’impression de vivre ce moment où l’on ne connaissait pas le monde à plus de 10 km autour de chez soi ! Cela produit une sensation de monde infini, de découvertes à faire assez impressionnante. En fait, dans un monde où si peu de choses sont dévoilées tout est encore possible et je comprends un peu la « crédulité » de nos ancêtres. Bref on y croit et on se sent tout perdu dans ce monde post-apocalyptique et ça déjà c’est bien, parce que l’immersion c’est important dans un bouquin.

Deuxièmement le héros est bien fait. Moi ce que j’aime dans un héro c’est qu’il soit mystérieux (comme toute fille qui a besoin de son quota de Hihi Houhou il est MYYYStérIEUx, je sais c’est ridicule), mais surtout qu’il ne soit pas trop lisse. Rien ne m’emmerde plus qu’un Orlando Bloom en puissance (sérieusement, comment ce type à fait pour réussir ?). Là au moins il est quand même un mec un peu normal c’est à dire qu’il n’est pas toujours cohérent. Il croit en dieu et il trimballe sa bible partout mais il tue des tas de gens pour un oui pour un non (bon ok surtout des brigands) ; il est le héros mais finalement pour la plupart des gens c’est un fou dangereux qui cherche une cité qui n’existe pas ; il aide et sauve des gens qui en général finissent par le chasser parce qu’ils en ont peur. J’aime ces incohérences c’est ça qui rend les personnages crédibles et attachants.

Et ces « incohérences » s’appliquent à tout, pas seulement au héros. Les méchants sont aussi comme ça par exemple. Là, j’ouvre une parenthèse : le monde a toujours l’air très manichéen dans Gemmel, c’est une apparence trompeuse. Finalement, on se rend souvent compte que le méchant n’est pas méchant ou alors il est juste cupide et il s’est laissé avoir comme un bleu. Et d’ailleurs ça marche aussi pour les gentils, qui souvent ont la solution au bout de leurs doigts mais n’osent pas la mettre en application. Je trouve ça très réaliste, et puis franchement le mal absolu qui fait tout ça par pur sadisme ça me gonfle au temps qu’Orlando Bloom (je suis consciente que je lui fait de la pub à le citer comme ça). Bon fin de la parenthèse, donc tout ça vient se mêler à l’histoire et la rend riche en rebondissements et assez complète, assez pour vous tenir en haleine.

Les personnages sont attachants, le monde est bien fait et intrigant, l’histoire est bien ficelée qu’est-ce que je peux vous dire d’autre ? Bien sûr il reste quelque chose qui pour moi est essentiel dans un bouquin : et après ? C’est bien beau tout ça, mais quand je lis un bouquin j’aime bien avoir deux niveaux de lecture. Un où je m’attache aux personnage je suis l’histoire je suis prise dedans, bref je lis ça sans trop me poser de questions. Et le deuxième, qui arrive en général après, qui me permettent de réfléchir à des sujets plus généraux : qu’est-ce que ce livre m’a apporté ? En quoi m’amène-t-il à réfléchir sur le monde qui m’entoure ? Oui ça peut paraître niais mais je trouve ça important qu’un livre ait un côté pédagogique en plus de l’émotion qu’il apporte.

Alors dans Gemmel on apprend souvent des tas de trucs et dans tous ces bouquins on parle forcément de stratégie (de bataille). Personnellement ça m’intéresse, pour ceux que ça emmerde, je vous rassure c’est souvent un petit passage du bouquin (sauf Légende dont je vous parlerais peut être une autre fois). Après le reste ça dépend des bouquins. Celui-ci je trouve qu’il appelle de la réflexion sur deux sujets : la religion (principalement catholique, mais on peut généraliser) et les problèmes actuels d’écologie.

Pour la religion, je n’ai pas lu la trilogie donc je ne sais pas si l’auteur a finalement un avis. En tout cas il donne plusieurs pistes de réflexion dans ce livre sur la vision qu’ont les gens de la religion. Ce qui est intéressant c’est que dans ce monde ce n’est plus un enjeu : les gens ont leur avis et personne n’y trouve rien à redire à part dans certaines communautés, mais les guerres de religion ont disparues avec la société qui les a créées. Du coup chaque point de vue est représenté par différents personnages et on peut ainsi y réfléchir plus clairement me semble-t-il.

Quant aux problèmes d’écologie c’est assez amusant car finalement, n’ayant pas fini la trilogie, je ne sais pas s’ils sont responsables de la Chute. C’est peut être Dieu finalement, ou tout autre chose. Cependant il reste des gens qui ont vécu la Chute et qui se positionnent très fermement contre la société qu’ils ont connue. On peut y voir une critique très nette de l’auteur des dérives de notre monde actuel sans s’embarrasser de grand discours. Le parallèle entre le discours de ceux qui veulent oublier l’ancien monde et ceux qui veulent le ressusciter est d’ailleurs très intéressant. Je ne vous en dirait pas plus, à chacun de se faire une opinion, tout de même.

Là-dessus je vous laisse j’espère vous avoir convaincu. Si vous l’avez lu et que vous avez aimé, ou pas aimé du tout, ou même si vous ne l’avez pas lu mais que vous voulez en parler quand même : les commentaires sont à vous !

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Bienvenue

Chers internautes bonjour,

J’ai décidé d’ouvrir un blog pour pleins de mauvaises raisons : parce que j’en avais envie, parce que j’ai trop de choses dans la tête qui ne peuvent pas sortir, parce que j’admire beaucoup de travaux de ce genre et parce que je ne peux pas continuer à parler toute seule, les gens me prennent pour une folle.

Je vais donc écrire ici : ce qui ne réjouit que moi et pas mon entourage, ce qui ne mérite vraiment pas que j’appelle quelqu’un pour lui annoncer et les nouvelles que je n’écrirais pas sinon, faute d’endroit où le faire… Vous avez compris, ceci est bien le grenier de mon cerveau.

D’ailleurs je pense que c’est pareil pour tout le monde, nous avons tous des histoires, des remarques ou des anecdotes qui traverse notre pensée et ne seront finalement jamais concrétisées. Moi je trouve ça dommage que tout cela disparaisse, tant d’effort et de neurones sacrifiés pour rien, c’est plus fort que moi, je suis une sentimentale, ça m’attriste.

J’espère que par la même occasion, cela permettra de vous divertir pendant que vous surfez sur internet.

Bonne lecture à tous, je vous embrasse, et

BIENVENUE !

Magrat.

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