Si on laissait les livres tranquilles ?

Aujourd’hui j’aimerais parler de cinéma car il s’est passé deux choses capitales dans ma vie récemment :
1 – je suis allée voir Harry Potter et les reliques de la mort, partie 1
2 – j’ai appris que Peter Jackson allait réaliser Bilbo le Hobbit en deux films
Une seule question pour les deux : qu’avons-nous fait pour mériter ça ? Personnellement, je pense que le diable a une technique bien à lui pour arriver à ses fins et gagner l’apocalypse, nous faire voir des films tellement pourris, que quand l’apocalypse arrivera on sera lobotomisé et on croira que c’est un film du coup personne ne réagira. Le problème de ces deux gais lurons (les réalisateurs, celui de HP étant David Yates) c’est que, outre leur mauvais goût prononcé au niveau décors/costumes, ils n’ont pas compris ce qu’était une adaptation.

Attention, grosse révélation (ce serait cool que Peter Jackson et David Yates lisent ça), une
adaptation :
– Ne consiste pas à prendre quelques groupes de pages d’un livre et à les transposer en film
– Consiste à prendre une œuvre et à réaliser un film à part entière selon le point de vue du
réalisateur, en proposant un angle, une révision, quelque chose en plus, d’original.
Sinon ça n’a aucun intérêt. Alors vous me direz, oui mais c’est parce qu’ils ont essayé de retranscrire fidèlement l’œuvre. Eh bien non, c’est débile comme argument, sachez-le. Si vous demandez à un artiste de faire votre portrait à partir d’une photo vous ne lui demandez pas de dessiner une photo ? Ce que vous attendez c’est un plus du dessin, de l’auteur, c’est ça qui est intéressant. Et le pas entre le livre et le film étant plus important, c’est encore plus intéressant quand l’auteur décide de faire un film et non pas la (mauvaise) copie d’un livre. La démarche est mauvaise, le résultat est donc mauvais. Bilbo n’est pas encore réalisé il n’est donc pas encore mauvais, mais il le sera, je fais confiance à Peter Jackson pour ça.

Vous noterez que j’ai bien choisi mes films : non seulement les réalisateurs sont mauvais mais une bonne partie du reste aussi. Que ce soit les acteurs d’HP, les dialogues du SDA ou les choix de costumes des deux tout est mauvais. Puisque donc c’est noël, voici mon cadeau en avance.

22h, dans la banlieue de Sydney, au fond d’une ruelle ou tout le monde dort, un chat est réveillé par un brusque éclat de lumière. Dérangé celui-ci se relève, ne note rien de particulier et décide donc d’aller terminer sa nuit dans un endroit plus tranquille. Dans les ombres d’une poubelle une voix résonne :
« – Je crois qu’on peut y aller, tu es prêt ?
– C’est bon j’ai réussi à démêler mon carquois on peut y aller »
Le couvercle d’une poubelle au fond de la ruelle s’entrouvre et deux silhouettes en surgissent. Elles s’époussettent et comme toute silhouette dans le noir elles murmurent mystérieusement : « Dépêchons nous, nous n’avons que 18 heures et 32 minutes pour accomplir notre mission ».

Au même moment, à Londres, où il est donc 13h, deux personnes apparaissent dans un flash au milieu d’une rue déserte (heureusement qu’elle est déserte hein ? Sinon on serait mal). L’une est un homme âgé avec une grande barbe l’autre a visiblement été victime d’un grave accident puisqu’il n’a plus de nez.
« – Putain, évidemment on est venu avec les apparences qu’il nous a donné !
– Oui je pense qu’on apparait tel que la plupart des gens nous imagine, donc comme dans le film. Moi ça me va pas mal, à part la robe bleu pervenche avec strass là.
– C’est facile à dire, tu ne ressemble pas à un mort-vivant toi ! Bon dépêchons nous il va falloir le trouver, ça peut prendre du temps »

A Sydney, Aragorn et Legolas erraient dans les rues depuis une heure déjà. Aucun indice quand à l’endroit où ils pourraient trouver leur cible. Et pourtant, l’enjeu est de taille, s’ils ne retrouvent pas Peter d’autres risquent d’être aussi amocher : Bilbon, Balin… De plus, leurs tenus commençaient à attirer le regard des passants et même s’ils ne sont pas nombreux pour le moment, Legolas craignait le lever du jour, car alors plus rien n’empêcherait les hordes d’ados pré pubères de se jeter sur qui elles croyaient être Orlando Bloom. Alors qu’il en était là de ses mornes réflexions, l’elfe s’aperçut brusquement que son compagnon était resté en arrière. Se retournant, il vit Aragorn en train de lire une affichette.
« – Qu’est-ce qu’il y a ?
– Lis. »

Pendant ce temps à Londres, deux silhouettes encapuchonnées mangent des cacahuètes sur un banc de Hyde Park. L’une d’elle est en train de feuilleter un journal. La deuxième s’impatiente :
« – Je ne vois pas ce que tu espères trouver là-dedans. Cela fait deux heures qu’on tourne en rond. On devrait se servir de nos pouvoirs c’est tout.
– Tu as toujours été trop impatient Tom. Je suis sûr qu’il n’y a pas de hasard et que le moyen se présentera de lui-même. Laisse opérer la magie de Noël !
– La magie de noël ? Non mais ça va pas bien Albus hein ?! C’est pas parce que tu es niais dans le bouquin que tu dois être niais dans la vraie v…
– Ah ! J’ai trouvé quelque chose, tu vois que tu es mauvaise langue.
– Sans déconner ? T’as trouvé quoi ?
– Ecoute :  » Ce soir une grande réception est donc organisée à Buckingham Palace. Comme tous les ans des proches de la reine seront présents pour fêter cette nuit de Noël pas comme les autres. En effet, cette année la reine a également tenu à inviter des représentants de la culture anglo-saxonne qui ont marqué cette année. Seront présents : le chanteur Sting, l’écrivain Adam Roberts, mais également une partie de l’équipe du film Harry Potter et les reliques de la mort. Les fans pourront donc apercevoir les trois acteurs vedettes ainsi que plusieurs autres et le réalisateur David Yates.
– Et comment on va rentrer ? On n’est pas invités je te signale ?
– Mais t’es con ou tu le fais exprès ? »

« – C’est juste à côté ça ! Allons-y Aragorn, la chance nous sourit !
– Attends Legolas ! Tu crois pas que ce serait un peu bizarre d’arriver « costumé », avec nos armes en plus ?
– Si peut-être dev..
– Excugez-moi, z’il vous blait, l’interrompit un homme passablement saoul, mon amiii euh… et moa, pn z’demandait siii… »
Legolas et Aragorn se regardèrent et assomèrent les deux hommes avant qu’ils aient pu dire un mot de plus. Ils les emmenèrent dans une impasse où ils se changèrent. Fort heureusement, ils n’avaient pas renversé d’alcool sur leurs vêtements, l’homme et l’elfe avaient donc l’air présentables.
« – Aragorn ? C’est bon là j’ai l’air bien ?
– Hmm. Oui, cache juste tes oreilles ça pourrait nous aider.
– Ah oui. Bon allons-y. »
Ils reprirent leur chemin s’arrêtant à une station de bus pour vérifier leur chemin. Aragorn avait dû abandonner son épée car trop voyante sur un costume trois pièces. Cependant il espérait qu’elle reviendrait avec quoiqu’il arrive quand le sortilège prendrait fin comme le lui avait promis Gandalf. Il avait quand même réussi à planquer sous ses vêtements deux couteaux de lancer, un poignard, une dague et même un cimeterre. Comme il aimait à le dire : il fallait voyager léger.

Albus et Tom s’approchaient du palais de la reine. Albus avait acheté des pralines à un marchand ambulant et le bruit qu’il faisait en les mangeant excédait Tom. De plus, il détestait être habillé en moldu, cela allait contre tous ses principes. Albus avait insisté en disant que les gens trouveraient louches qu’ils viennent habillés comme dans le film. Tom avait bien été obligé de le croire puisque lui-même ne connaissait pas les coutumes des moldus.
« – Dis-moi, tu as réfléchi à ce que l’on ferait pour le convaincre de stopper sa mascarade puisque tu ne veux pas que je fasse de démonstration de magie dans ce monde-ci ?
– Je ne sais pas, je pensais que tu avais une idée Tom. C’est plus ton domaine après tout. »
Tom se mit à réfléchir. Le meilleur moyen d’obliger quelqu’un à faire ou à ne pas faire quelque chose, c’était la peur, il était bien placé pour le savoir. Mais pour faire peur à quelqu’un il faut un pouvoir qu’il ne peut surpasser. Ils arrivèrent en vue de Buckingham Palace où des centaines de gens se pressaient, bouchant totalement l’entrée, ne s’écartant que pour laisser passer les voitures.
« – Et comment tu comptes rentrer Albus ?
– Je crois que l’on va rentrer comme eux,en voiture, dit-il en hélant un taxi. »
Tom fulminait, il était assis dans une voiture conduite par un moldu, ça allait trop loin. Il avait envie de lancer des sorts partout mais bien sûr Albus ne voulait pas qu’il fasse de la magie ostensib… il eût alors une brillante idée alors qu’Albus croquait dans sa 107ème praline.

« – Bon donc on arrive sur le tournage, on attend qu’il n’y ait plus personne et on va le voir comme si on était ses amis. On est d’accord ?
– Tout à fait d’accord, répondit Legolas. Mais après on fait quoi ?
– Après j’ai pris ce qu’il faut, de la belladone et de l’eratron, si tu vois ce que je veux dire.
– Non, répondit l’elfe, mais nous verrons bien. »
Les deux comparses arrivèrent bientôt sur les lieux du tournage. Ils étaient en train de filmer le passage où Smaug terrorise la ville située à proximité de son repaire.
« – Dis ils tournent déjà le deuxième ? Je n’ai pas bien compris leur stratégie, s’étonna Legolas.
– Tu sais moi, depuis que j’ai vu le Seigneur des Anneaux au cinéma la semaine dernière, je ne me pose plus de question…
– C’est vrai. »
Les deux hommes se mirent dans un coin jusqu’à ce que ça se termine. Ils aperçurent enfin Peter Jackson annoncer la fin de la journée de travail vers 1h du matin. Ils se dirigèrent alors vers lui. Aragorn attendait ce moment depuis longtemps. Depuis que la personne qui les avaient envoyés ici leur avait montré le film que Peter Jackson avait fait de leur histoire. Elle était brutalement devenue une superproduction Hollywoodienne avec guimauve à la rose et gros sabots sans morale et sans subtilité. Mais heureusement, la magie de Noël permettrait de réparer cette injustice.

Albus avait usé de son charme à l’entrée pour qu’on ne leur demande pas leur pièce d’identité. Tom n’avait pas desserré les  dents, il se contentait d’observer les alentours et de regarder Albus s’envoyer coupe de champagne sur coupe de champagne.
« – Dis tu ne crois pas que tu devrais m’aider à trouver Yates plutôt ?
– Eh bien justement je me suis renseigné, on m’a dit qu’il était au petit salon avec le baron. Je ne sais pas qui est le baron mais je sais où est le petit salon.
– Eh bien allons-y qu’attendons-nous ?
– Le champagne est bon. »
Tom soupira et tira Albus par la manche. Une fois arrivé dans le salon ils tombèrent enfin sur Yates, ce qui fut un grand soulagement pour Tom qui avait hâte de rentrer. Brusquement Yates les aperçut et se dirigea vers eux.
« – Ah, je ne pensais pas que vous viendriez mais c’est une très bonne surprise. Ralph, vous avez votre maquillage de nez ?
– Abr…
– Oui il a trouvé ça amusant, l’interrompit Albus. Pourrions nous vous parler au calme David ?
– Bien sûr. »
Les trois hommes s’éclipsèrent dans une petite salle vide. Alors que Yates se retournait, inconscient du danger, Tom leva sa baguette, un rayon vert en sorti, David tomba, et les deux hommes disparurent dans un flash comme ils étaient venus.

Alors qu’Aragorn et Legolas s’approchaient de Peter Jackson ce dernier les reconnus et les invita donc à aller boire un verre le plus naturellement du monde. Il le suivirent donc dans un petit bar presque désert à cette heure et en ce jour de l’année. Peter ne montra d’ailleurs aucune surprise par rapport au fait que les acteurs soient présents un soir de noël sur les lieux du tournage alors qu’ils avaient probablement autre chose à faire. Il ne parla que de lui et de son film. Enfin de ce qu’il essayait de faire passer pour un film. Les choix de scénario étant toujours aussi incohérent. Enfin il s’éclipsa un moment et Aragorn eut le temps de verser sa mixture dans son verre sous l’oeil interrogateur de Legolas. Peter, revint, but une gorgée, tomba sur sa table et les deux héros disparurent dans un flash.

Une fois revenu dans leur monde Albus se mit à hurler sur Tom qu’il n’avait pas été envoyés pour tuer.
« – Mais je ne l’ai pas tué, cher ami, je lui ai juste ouvert les yeux sur ce qu’il a fait. »

Le lendemain, David Yates faisait don à des organisations humanitaires de tous l’argent que lui avait rapporté la série Harry Potter et mettait un terme au tournage du dernier volet. Il partit ensuite vivre en ermite au Guatemala où il n’eut plus aucun contact avec le cinéma.

Une fois revenu dans son monde, Aragorn commença par vérifier que son épée était bien revenue, puis il expliqua à son ami ce que la mixture provoquait chez les gens. L’elfe acquiesça : c’était une belle récompense.

Peter Jackson lui aussi changea de comportement, ses proches ne le reconnurent pas. Il arrêta sa carrière de cinéaste et ses films et devint serrurier, la passion qu’il avait depuis qu’il était tout petit.

Pour un noël c’était déjà un beau bilan, et le  père noël était plutôt content de ses cadeaux à l’humanité. L’année prochaine il s’occuperait de Twilight, l’auteur et le réalisateur.

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2 commentaires pour Si on laissait les livres tranquilles ?

  1. hum j’ai bien aimer votre point de vue et j’approuve, je pense pas que Peter Jackson et David Yates von lire ceci mais bien tenté lol merci pour le partage et bonne continuation

  2. armagrat dit :

    Merci de votre commentaire, j’ai peur effectivement que ceci n’atteignent pas nos joyeux trublions, mais de toutes façons puisque nous avons accepté de vivre en démocratie j’ai bien peur que nous devions accepté également la culture démocratique. Bonne année à vous.

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